Ganapathy-Doré Geetha, Université Paris 13

‘Traduire des poèmes tamouls de l’époque Sangam en français : motifs et manières de connexion’

En règle générale, la langue cible du traducteur est sa langue maternelle. La langue étrangère est cet invincible corps verbal comme l’appelle Jacques Derrida. Pour le dompter, tout étudiant qui apprend une langue étrangère entreprend la traduction comme exercice et comme épreuve. Cette expérience de transmigration linguistique n’est pourtant pas évidente quand il s’agit de passer d’une langue ancienne et indienne vers une langue moderne et européenne. Les cinquante-huit courts poèmes de l’époque Sangam que j’ai traduits du tamoul en français pour Po&Psy témoignent d’une tentative de créer des passerelles entre la famille originaire et la communauté nouvelle dans le monde postcolonial. En me basant sur ma pratique de traduction, j’essayerai de réfléchir dans cette intervention sur les motivations qui m’ont amené à entreprendre ce travail de médiation culturelle, le choix des textes, les stratégies de traduction que j’ai mises en oeuvre et les difficultés que j’ai surmontées avec l’aide de mon éditrice.

Ganapathy-Doré Geetha

Geetha GANAPATHY-DORE est Maîtresse de conférences (HDR) à la Faculté de Droit, à l’Université Paris 13. Elle est l’auteure de The Postcolonial Indian Novel in English (2011). Elle a coédité plusieurs livres parmi lesquels On the Move, The Journey of Refugees in New Literatures in English (2012). Comme la pluie qui tombe sur la terre rouge est le titre de sa traduction de certains anciens poèmes tamouls publiés par Po & Psy (2016). Ses recherches récentes tournent autour des relations entre l’Inde et l’Union Européenne, les questions des droits de l’homme et du cinéma postcolonial. Elle est l’actuelle présidente de la SARI.

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